L’EGO EN TEMPS DE CRISE

19
Avr

L’égo est semblable au caméléon, il s’adapte aux périodes et aux personnes.
Période de crise ou de prospérité, l’égo a toujours été la matière première, le carburant de l’individualisme en particulier dans nos sociétés modernes.
Certes, il est parfois pris de cours par des élans de solidarité, par des réactions altruistes et empathiques. Effectivement, les êtres humains ont cette capacité à “sortir de soi”, mais combien d’entre eux cherchent à réellement développer cette aptitude ? Une minorité.

L’égo n’épargne pas non plus le monde spirituel, qui au premier abord devrait être vacciné des écueils de l’âme égotique.

En temps de confinement, il est très confortable pour chacun de se focaliser sur son bien-être spirituel, comptabiliser avec satisfaction ce qu’il fait profondément ou prétendument pour Dieu. Il est également tentant de ne chercher que des états de béatitude qui ne sont ni de notre fait, ni une finalité en soi. Cette attitude peut engendrer un manque de souci pour l’autre, pour l’humanité, ce qui est en totale contradiction avec le message divin universel.

À vrai dire, le seul égoïsme légitime et nécessaire, est celui qui mène à se concentrer sur ses manquements, à lire entre les lignes de la vie, afin d’être prêts et perméables au changement de ce temps.

Sachons remercier pour tous les bienfaits – notamment spirituels – qui nous sont offerts en apportant notre soutien matériel, émotionnel, et spirituel à tous ceux qui sont dans la nécessité.

“Le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien”.