La fête des Mères

31
Mai

La fête des Mères ? Certains d’entre nous peuvent dire comme un slogan que « jamais ils n’ont entendu leur mère leur dire Je t’aime ». Et c’est un fait. D’autres encore ont dû s’en éloigner car elle leur était toxique. Et c’est un fait. D’autres ne l’ont jamais connue, car, trop tôt, placés et/ou abandonnés… Il y a autant d’histoires humaines que de cœurs qui battent dans les poitrines… et plus encore… Le Mouvement Floraison souhaite rappeler, en ces jours de Fête des Mères, à tous ceux qui ont une Maman, sur terre, ou dans les cieux, ou juste dans un imaginaire affectif lointain, qu’ils peuvent profiter de ce prétexte, pour écrire le texte de leur propre condition.

N’attendons plus, car notre monde va très vite ! Saisissons ce festival annuel, comme une occasion de nous renouveler personnellement et humainement. Je veux être meilleur(e) pour moi-même et pour autrui, en sachant que l’altérité commence par celle qui m’a mise au monde.

De nos jours, nous nous offrons des formations très coûteuses pour booster nos intelligences multiples et interpersonnelles. Nous voyageons loin et étudions longtemps pour développer nos capacités à comprendre les personnalités complexes dans le milieu professionnel, par exemple. Et c’est une très bonne chose que de le faire. Nous revenons de ces voyages et de ces formations, et souvent nous n’appliquons rien, pas même une seule lettre de cette connaissance, avec la seule interface humaine qui, pourtant, définit notre existence et tout ce qu’elle renferme : Notre Maman…

Le progrès humain ne réside pas dans la sur-stimulation de nos neurones ou dans la richesse de nos réseaux professionnels. Le progrès humain est de savoir nous asseoir et écouter une maman qui se sent seule, et qui ne comprend plus le monde dans lequel elle vit. Le progrès c’est de la surprendre avec un baiser et une expression peu banale pour elle, comme un « Je t’aime », que, peut-être, elle n’a jamais entendu pas même d’un mari qu’elle a servi et chéri très longtemps.

Gardons le cœur intelligent. Ayons assez d’amour pour nos parents, nos pairs et nos anciens, de manière complètement désintéressée du gain ou du profit. Que vais-je en tirer si je lui fais une surprise ? un bon café ? une fleur ? ou juste trois mots sur un papier ? Quel beau prétexte pour écrire un joli texte, sur le cahier de son cœur.

Toxique ou toxicomane, absente ou ne m’ayant jamais connu(e) ou reconnu(e), qu’importe si mon cœur est en vie, il revivra de ses cendres. Elle ne t’a jamais dit je t’aime ? Ne l’as-tu jamais vue boire ton lait chaud avant toi, de peur que tu ne te brûles ? Elle ne s’est jamais penchée sur toi ? N’as-tu jamais vu que la douleur de son dos venait de son travail difficile pour que tu ne manques de rien ? Elle ne t’a jamais tendu la main ? Ne l’as-tu jamais vue, la nuit, alors que tu dormais, lever ses deux mains abîmées, et prier pour ton sort et le sien ?

Beaucoup d’attentions et de gestes, conscients ou non, sont des lettres d’amour que nous n’avons pas su lire, ni entendre. Il est encore temps de les découvrir, à la lumière de la réconciliation avec soi et avec les autres.

Bonne fête à toutes les Mamans !

Puisse ce jour permettre de renouveler ce lien d’amour. Même les tissus les plus beaux et les plus nobles, même les mieux brodés et les plus précieux, méritent un renouvellement. Que cette journée tende vers la joie, l’émotion, et la gratitude pour tous, petits et grands.